Pour cette troisième émission de Passeurs d’art, nous étions reçus par Eric Sanjou et Christophe Champain à Coutures, dans le lieu de travail et de création d’Arène Théâtre. Nous voulions vous parler de poésie et le dernier spectacle de l’Arène, “Parade de la lune rouge“, est justement un voyage en poésie. Pas n’importe quelle poésie bien sûr, la poésie d’Aragon, de Brel, de Jodorowski, de Cavanna, d’Evin, Mouloudji et quelques autres. Cette poésie qui se dresse face à la bêtise, à la vulgarité, à la mièvrerie, à la censure… Cette poésie qui peut-être sera notre dernier rempart contre le fascisme.

A cette occasion, Sandra Torralba a voulu nous parler des autoportraits réalisés par des femmes photographes, à commencer par les siens. Sa représentation d’elle-même est en effet un des piliers de son œuvre, mais se photographier soi-même, est-ce suffisant pour produire des autoportraits ? Comme à chaque fois, son propos est surprenant et passionnant. Elle nous présente aussi les œuvres d’autres photographes dont elle admire et défend le travail. Toutes ont en commun de vouloir montrer une autre représentation du monde, drôle, tragique, angoissante, provocatrice… Et cela cadre tellement bien avec notre sujet…
Dans l’émission, nous présentons un extrait du film de Sandra, Portraits d’elles“, l’intégralité est visible ici.

C’est Estelle Hemmami qui a mené la conversation avec Eric Sanjou et Christophe Champain. Elle sait conduire une interview comme un dialogue, et elle a mené celle-ci autour de l’engagement des acteurs, de leur rapport avec ces textes magnifiques et terribles, de leurs visions du monde, de leur utilité pour le genre humain, de l’importance de la beauté…
Dans l’émission nous avons gardé les passages les plus forts, mais l’intégralité de cette rencontre se trouve au bout de ce lien, “Paroles de la lune rouge“.

Christine Gayral Dalbos a choisi la poésie des sculptures de Christian Pradier. Artiste animalier, il sait mieux que personne représenter l’humanité dans ses céramiques en forme de taureaux, pélicans, loups et bien sûr de chats. Des chats il en a modelé tout au long de son œuvre, comme un repère qui nous guide jusque dans son jardin. “Les chats de Pradier” est un film qui nous emmène à travers son atelier à la découverte de ses sources d’inspiration er des techniques qu’il utilise. A travers son univers poétique et enchanté.

Le livre choisi par Jean-Luc Becquaert est “Ör” de Audur Ava Olafsdottir. Un livre emprunt de la fantaisie poétique de cette auteure islandaise dont l’Ouvre est éditée par Zulma.